RC Lens : Avant, il travaillait face au but, maintenant il travaille face aux cuisses

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Dix ans après l’arrêt forcé de sa carrière, l’ancien avant-centre du RC Lens (2002-2005), Dagui Bakari, a une trouvé une nouvelle vocation : le coaching privé.

De son passage à Lens, nous retiendrons le nom d’une nouvelle maladie, reconnue dorénavant par l’Organisation Mondiale de la Santé, la Bakarite. Cette maladie se caractérise par l’état fébrile d’un attaquant, qui, face aux buts, est victime d’une paralysie musculaire l’empêchant de réussir son dernier geste.

Dagui Bakari prodigue dorénavant des conseils lors de cours de coaching privé. Il ne s’agit pas de football, heureusement, mais de permettre à des mannequins, des femmes qui sortent de grossesse, quelques hommes, de retrouver voire conserver leur taille de guêpe.

« On travaille sur les fessiers, les hanches, les cuisses et les abdos. Ce qui me plaît particulièrement n’est pas le culte du corps, mais plutôt l’aspect psychologique du sport. L’activité principale reste la perte de poids par des exercices ciblés» , explique-t-il dans les colonnes de France Football.

Avant de se lancer, il a pourtant longtemps hésité. Le déclic a eu lieu il y a deux ans.« Ma femme m’a poussé. On est amené à se reconstruire. J’ai envie de refaire une carrière, mais dans autre chose.»

Commencer une nouvelle vie pour oublier les démons du passé. Des démons surgis à l’été 2005, au cours duquel tout bascule. « Je sortais de quatre saisons catastrophiques à Lens, se souvient l’avant-centre de 1,93 m. Il fallait que je me ressaisisse.» Il décide de s’engager avec Nancy et dispute même un match … contre les Sang et Or. Mais des examens complémentaires approfondis révèlent une anomalie cardiaque. Placé en arrêt maladie, l’ancien Manceau annonce sa retraite en octobre 2005. À trente et un ans à peine. Un terrible coup dur. « Ç’a été un choc psychologique. Il fallait que j’accepte que ce soit fini, malgré moi. J’étais vraiment dans un trou, mal dans ma peau.»

Aujourd’hui, il donne la priorité au coaching privé et accorde une moindre importance au football. Dagui Bakari entraîne cependant les U11 de Valenciennes et « essaie d’inculquer aux jeunes des valeurs civiques et footballistiques » pour leur permettre de comprendre que, dans le football, il y a autre chose que les projecteurs et la gloire. Que le foot, c’est avant tout « sueur et travail».

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